• Poésie

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans son ouvrage "Le jour s'en va toujours trop tôt - Sur les pas de Maurice Carême" (éditions Racine, 2007), Jeannine Burny, qui fut sa muse et sa secrétaire (elle est aujourd'hui présidente de l'association "Les Amis de Maurice Carême"), raconte les sources d'inspiration du poète.

     

    "[...] Maurice aimait faire de longues randonnées dans la campagne. [...] Nous étions venus par les hauts plateaux dominant la ville basses de Montmédy. Malgré notre carte d'état-major, nous n'avions pas trouvé le sentier descendant sur Avioth. Le chemin s'était arrêté net devant nous, coupé par des fourrés épineux. En contrebas, nous apercevions la route qui filat vers l'église. Le sentier avait bel et bien disparu, envahi par la végétation. [...] Nous nous frayâmes un chemin et nous passâmes malgré quelques égratignures. Au sortir d'Avioth nous connaissions l"itinéraire. Il passait par Breux et rejoignait Margny [...] "  

     

     

     

     

    Entre Margny et Breux

    Le silence est si transparent
    Qu’il suffit d’un vague moustique
    Pour le rayer profondément
    De son diamant mélodique.
    Les troupeaux se sont confondus
    Avec les ombres des taillis.
    Le ruisseau aussi s’est perdu.
    Où sont passées les hirondelles ?
    La forêt a fermé ses ailes.
    Les peupliers sont bleus de nuit.

    Maurice Carême ("Entre Margny et Breux", 1958)

     

     

     

     

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    Les première poésies de Maurice Carême sont éditées en 1925 dans le recueil  

     "63 illustrations pour un jeu de l'oie"

     

    Le ciel

    Derrière le long treillis
    Tramé par les branches nues
    Des arbres de l'avenue,
    Le ciel semble un pré bleui
    Où paît, agneau nonchalant

    Ébouriffé par le vent,
    Un petit nuage blanc.

     

     

    Maurice Carême ("63 illustrations pour un jeu de l'oie", éditions de la "Revue Sincère", Bruxelles, 1925)

     


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    L'automne

    L'automne au coin du bois,
    Joue de l'harmonica.
    Quelle joie chez les feuilles !
    Elles valsent au bras
    Du vent qui les emporte.
    On dit qu'elles sont mortes,
    Mais personne n'y croit.
    L 'automne au coin du bois,
    Joue de l'harmonica.

     

     

    Maurice Carême ("La lanterne magique", Éditions Ouvrières, 1947)

     

     


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    Le nuage

    Un nuage, parmi les autres,
    Reforme sans cesse un visage.
    Il promène sur les villages
    Un regard dont il ne sait rien,
    Et s'il sourit au paysage,
    Ce sourire n'est pas le sien.

    Mais l'homme qui le voit sourire
    Et qui sourit à son passage,
    En sut-il jamais davantage ?

    Maurice Carême

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    à suivre ......

     

     

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